Article repêché des brouillons dans le cadre de Psyminder Declassified, suite à une lecture inspirationnelle pour laquelle je remercie l’auteur. Article enrichi des 13 derniers paragraphes – ah ouais quand même.
Et c’est reparti…
C’est dingue, ça doit faire trois semaines que ça se passe exactement de la même manière. Je tape de la fiff du mercredi au samedi, en abusant généralement encore plus le week-end, puis je joue les grands repentis le dimanche.
Je n’ai quasiment pas dormi et j’ai claqué tellement de thunes que depuis le temps, je l’aurais mon putain de gros cube. J’ai ce fameux goût dans la bouche, celui qui rappelle le contact de la blanche sur les gencives. Le seul moyen de le faire passer est de fumer, picoler, ou les deux à la fois.
Même quand je n’en prends pas, la dope contribue à me faire crever à petit feu.
J’attaque la semaine plein de bonne volonté, persuadé que cette fois-ci je tiendrai jusqu’au week-end avant de rappeler mon dealer. Peut-être même ne l’appellerais-je pas du tout, qui sait?
Ca ne m’est pas encore arrivé en 2009 mais il faut un début à tout.
Dès le mercredi soir – allez savoir ce que ce jour a de particulier, je craque aux alentours de la mi-journée. Je continue de protester intérieurement pour la forme, mais je finis systématiquement par écrire le message fatidique: un lieu, une heure.
Pour la quantité, on avise sur place.
Une fois la commande passée, je me maudis et déplore profondément ma démarche. Je retrouve mon dealos avec un sentiment de culpabilité, puis je retourne chez moi en me répétant qu’après tout je ne vais pas y toucher.
Autant la garder pour la prochaine teuf.
Arrivé chez moi, je mange en vitesse et libère la C de son insupportable carcan fait de plastique et de papier. L’ouverture entraîne toujours quelques éclaboussures, l’occasion pour moi de ramasser ces fragments d’inconscience de mon doigt avide.
Je me suce ensuite le doigt et le promène sur mes gencives, histoire de faire connaissance avec mon invitée du soir. La découvrir, la goûter, l’évaluer pour mieux l’approcher, jusqu’à la confirmation qui ne s’est plus démentie depuis des lustres: bon tirage.
Le premier trait fait toujours l’effet d’un électrochoc – presque 96 heures de sevrage ça fait long. Le contact de la fiff remontant la narine, sa descente le long de la gorge, ce goût de décadence qu’elle dépose laisse derrière elle, tout ceci contribue au rituel.
Le couteau de cuisine usagé qui décortique les strates de plastique, la paire de ciseaux cassée qui vient à bout de la dernière couche, le billet de 20 Euros qui refuse depuis longtemps de quitter sa forme cylindrique, chaque composant de mon champ visuel n’est qu’une incitation à la dérive.
Ce premier trait, généralement surdosé par le manque, me propulse dans un état dont la durée est sans comparaison par rapport aux suivants. Plus violent, plus long, presque douloureux tant il s’empare rapidement du corps et de l’esprit.
La perception est altérée, l’esprit indécis et le temps inconsistant. Chaque réflexion semble prendre une éternité à elle-seule; le corps réclame désespérément du mouvement, supplique que le cerveau assimile mais à laquelle il ne sait quelle réponse donner.
J’en viens souvent à me dire que ce soir, la consommation se limitera à deux ou trois prises. Je me sens tellement chéper que je crains l’implosion, ayant simultanément envie de boire, fumer, marcher, danser, sortir et baiser – tiens, serait-ce bon signe?
Le second trait est toujours bien plus modeste. Si j’arrive à tenir plusieurs jours sur un ballon, mon porte-monnaie et mon sommeil ne s’en porteront que mieux. Ma conscience et mon estime de moi aussi.
Le second trait me remet toujours sur les rails – pardonne-moi ouylle, celui-ci est involontaire: il rallume mon esprit, reprend le contrôle de mon corps et me donne un phénoménal coup de fouet.
Seules demeurent cette énergie explosive et cette vivacité intellectuelle qui me ramènent en une fraction de seconde à la réalité. Je me sens bien, je me colle devant mon clavier et je laisse courir mes doigts. Puis la machine s’emballe.
Les idées se bousculent dans ma tête mais je n’arrive plus à les attraper. J’écris quelques mots, m’arrête pour boire une gorgée, continue ma phrase mais rallume mon pet avant de l’avoir terminée. J’ai envie d’écrire et de sortir, de danser et de discuter, de pouvoir faire tout ça à la fois.
Mais par dessus tout, j’ai envie de coke.
Il est à peine 21h30 et je prépare mon troisième trait. Chacun d’eux retarde l’heure à laquelle je me coucherai, et chaque heure passée debout est une occasion supplémentaire de me repoudrer le nez, ce qui retarde à nouveau l’heure du coucher. Un putain de cercle vicieux.
Une fois le premier rail consommé, le déroulement de la soirée est cousu de fil blanc – au moins ça fait ton sur ton.
Plus l’heure se fait tardive, plus j’hésite avant de m’en préparer un autre. Mesure inutile dans la mesure où je cède à chaque fois, mais ça a au moins le mérite de m’empêcher de tout sniffer en moins d’heure.
Entre parenthèses, con comme je suis, je tenterai probablement l’expérience un jour, même si le deuxième épisode champi à Dam l’année dernière aurait dû me convaincre définitivement du caractère dangereux et aléatoire de la défonce express.
Depuis quelques temps, j’oscille très clairement entre deux situations bien différentes. Plus j’y réfléchis, plus je suis persuadé qu’il n’existe pour moi aucun juste milieu.
Un jour il faudra trancher, sans compromis d’aucune sorte.
D’un côté, les soirées durant lesquelles je n’ai pas de dope à la maison. Facile de ne pas en prendre forcément, mais difficile de maintenir cette situation longtemps. Le défi réside donc dans ma capacité à affronter ma détresse quotidienne sans me servir de mon nez.
De l’autre, les soirées qui commencent par un rendez-vous avec mon dealer. Dans ces cas-là, comme je vous le racontais plus haut, il n’y a même plus de défi: une fois la fiff dans la main, le seul moyen de ne pas en prendre est de ne plus en avoir.
C’est ensuite que le défi resurgit, consistant à passer le plus rapidement possible du deuxième cas de figure au premier, et à revenir le plus lentement possible du premier au deuxième.
Dans tous les cas, les faits sont là et demeurent: quand j’en ai, j’en prends. Jusqu’à épuisement. Une explosion de faiblesse derrière un masque qui, pendant tant d’années, s’est voulu invulnérable, avant de se découvrir aussi friable que la plus sèche des indoor suisses.
Lorsque ces longues soirées d’interdit se manifestent, elles me laissent toujours un goût de cendres dans la bouche. Soit le soir même, soit le lendemain – tout dépend du laps de temps écoulé entre le dernier coït nasal et la mise au lit.
Ces textes, qui m’inspirent et me transcendent quand je les écris, finissent toujours pas me coller le doute: ai-je bien fait de les publier? Parlent-ils à qui que ce soit à part moi? Ont-ils encore un sens, une raison d’être? Pourquoi suis-je si confiant en les écrivant mais si hésitant en les relisant?
Encore une question soulevée par ce blog qui était censé apporter tant de réponses.
Je ressens le besoin de compléter cet article suite à la lecture d’un commentaire dont l’auteur se reconnaîtra immédiatement s’il repasse par ici, je dont je ne doute pas.
Je ne l’ai pas réalisé sur le moment, mais il a apporté une réponse à l’une des questions les plus fondamentales qui aient jamais animé Psyminder: comment les gens me voient à travers ces lignes – ouylle, désolé encore, celui-ci aussi s’est glissé dans le texte à l’insu de mon plein gré.
Alors à toi, mon ami, mon modèle, je voudrais dire ceci.
Je sais que ce blog peut être effrayant, mais n’est-ce pas naturel? Après tout, il reflète ce qu’il y a de plus intense en moi: colère et désespoir les soirs d’orage, amour et enthousiasme lorsque le soleil perce les nuages.
J’ai l’air heureux sur les dance floor, disais-tu. Normal, je le suis, et ce n’est ni le seul endroit ni le seul moment.
Je suis heureux lorsque je passe du temps avec mes amis. Je suis heureux lorsque un ami devient père de famille. Je suis heureux lorsque je découvre un paysage à la beauté dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence.
Je suis heureux lorsque Federer gagne, et je suis heureux lorsqu’un conflit international prend fin. Je suis heureux quand je découvre que mon livre va être passionnant, et je suis heureux lorsque une jolie fille me sourit.
Je suis heureux quand mon entourage est heureux, et je suis heureux quand je bois une bière au bord du lac face au soleil couchant. Je suis heureux quand j’ai l’impression d’exister.
Or, cette impression ne disparaît que lorsque je me retrouve seul chez moi. C’est dans ces moments que je cède à la mélancolie, à la résignation, à la peur et au désespoir. C’est dans ces moments que je peux me laisser aller à des confidences dont le contenu n’a rien de bien rassurant.
C’est pourquoi mon défi aujourd’hui est de mettre un terme à cette solitude. Sortir, découvrir, rencontrer des gens, voilà où passent mes efforts en ce moment, avec des succès divers et variés. Mais j’y crois, et j’ai la foi.
La seule chose que je te demande, c’est de me faire confiance. Si tu veux m’épauler de tes conseils et de ton expérience, jamais je ne te fermerai la porte: tes avis me sont trop précieux. Mais ne doute pas de moi, lis à travers les lignes sans te laisser distraire par leur contenu.
Je connais mes forces, je connais mes faiblesses, et je connais mon objectif. Ca prendra le temps qu’il faudra, mais je sortirai de là.Un jour, je le sais, je n’aurai plus besoin de ce blog.
Plus pour me soigner en tout cas.
Considérations psylencieuses
Posted in Maître Chéper avec des tags no comment on 24 septembre 2009 by The PsyminderSeptembre touche à sa fin, annonçant inexorablement la fin de la saison des open air. Plus de forêt enchantée ni de collines qui bougent, plus de rassemblements sauvages au clair de lune ni de communion spirituelle avec Dame Nature.
L’arrivée du froid marque le retour des teufeurs dans la chaleur moite et collante des boîtes de nuits, avec leurs sols qui collent, leurs bourrés qui s’énervent et leur obligation de fermer vers 5 heures du matin.
Un dur coup porté au moral de la communauté chéper.
Je ne veux toutefois pas avoir l’air de cracher dans la soupe: je passe souvent d’excellentes soirées en milieu fermé, quand il ne s’agit pas carrément de moments de légende.
Preuves en sont Fractal Energy 2 et Gaia-Tek 3 que j’ai vécues à Bienne, et dont je prévois déjà de vivre les éditions suivantes en novembre cette année et en mars 2010 – CPU, Sidharta et Khopat faisant partie du menu, je pense que je peux m’abstenir de développer.
Ces deux week-end mémorables sont le vibrant témoignage qu’on peut faire de grandes choses en intérieur à condition de s’en donner les moyens. L’espace restreint et l’air lourd sont des obstacles majeurs certes, mais pas insurmontables.
Autre point à ne pas négliger en ce début d’automne, c’est que la belle saison aura été exceptionnellement riches en moments forts. A vrai dire, la cuvée 2009 est jusqu’ici tout simplement exceptionnelle.
Désert, plaines et forêts se sont relayés inlassablement: de Transahara à la Dôle en passant par Ozora et les bois vaudois, les mois se sont écoulés au rythme des évasions sensorielles, chaque seconde de quotidien ne servant finalement qu’à brûler le temps séparant un rêve de l’autre.
Autant dire que je n’ai pas à me plaindre sur ce coup. Je m’abstiendrai donc de présenter la fin des open air comme un drame majeur, même si, quand on a pris goût à cette façon de faire la teuf, le sevrage se révèle profondément désagréable, si temporaire soit-il.
Rien n’est en effet meilleur sur un dance floor que la sensation de liberté: bouger à sa guise sans se soucier de l’espace disponible, sauter, courir sans la moindre arrière-pensée, autant de comportements impensables en milieu fermé et qui engendrent par conséquent une intense frustration.
Le point positif en revanche, c’est que le ralentissement des teufs psy représente une superbe occasion de calmer sur la défonce. A condition de réussir à cantonner celle-ci au cadre des soirées et festoches en tout genre.
En ce sens, je rejoins parfaitement les sages conseils de Psyberpunk, avec qui j’ai parfois le plaisir de discuter, et qui tente régulièrement d’attirer mon attention sur les conséquences à long terme des prods.
Cela fait des années qu’il évolue dans ce milieu et j’imagine volontiers qu’il ne compte plus les exemples de types qui, comme moi, ne voulaient que profiter d’expériences uniques mais ont fini par sombre totalement suite au cramage de leur dernier neurone.
Je pense donc qu’il sait de quoi il parle, et ses mots ont certainement plus de poids à mes oreilles que n’importe quelle forme de prévention ou de consultation.
L’année dernière, la fin des open air a certes été difficile, mais la perspective de Transahara dès le mois d’avril avait considérablement atténué cette sensation de manque.
Or, coup de masse en fin de semaine dernière, l’édition 2010 de Transahara ne sera pas. Il faudra donc attendre 2011 pour voir à nouveau les dunes se déhancher sous les étoiles.
Quant au retour des teufs en plein air, il se fera donc à l’approche de l’été. A ce moment-là, le problème principal sera d’une toute autre nature mais non moins complexe, loin s’en faut: où aller?
Les festivals d’exception se succèdent en effet sans interruption aux quatre coins du globe: Ozora, Aurora, Boom, Freedom, et voilà que j’entends parler coup sur coup d’un festival au large de la Tanzanie et d’un autre sur l’Ile de Pâques en pleine éclipse solaire.
Je voudrais pas balancer mais y a comme de l’abus.
En l’espace de deux petits mois, des centaines de DJs, des hectares de nature, des milliers de teufeurs et des tonnes de prods s’éparpillent entre la Grèce, la Hongrie, le Portugal et des destinations encore plus exotiques.
Ceci bien sûr sans compter les festivals moins connus mais d’échelle presque similaire, auxquels on n’envisage hélas même pas de se rendre dans la mesure où l’on n’arrive déjà pas à choisir parmi les incontournables.
Vers la fin de mes études, j’ai commencé à me projeter dans le futur, essayant d’imaginer mon attitude quand j’aurai à affronter cette problématique universelle: concilier quota de vacances, revenu disponible et envies de loisirs de manière optimale.
Passer du statut d’étudiant universitaire à celui de salarié à temps plein représente une coupe dans les vacances annuelles de deux bons mois – en étant prudent. En soi, le choc est déjà difficile à absorber.
Seulement, l’élément qui était absent de mes projections, c’est que passer du statut de foncedé à celui de chéper représente une augmentation des envies de loisirs de deux tout aussi bons mois.
Je vous laisse faire le calcul dont le verdict est sans appel: par définition, le chéper est constamment déchiré, au propre comme au figuré.
Si ce n’est pas à cause des prods, c’est à cause du calendrier.
Or, c’est arrivé à ce point de mes réflexions que j’ai à nouveau été frappé par un constat perturbant: ces grandes messes psychédéliques sont depuis longtemps devenues mes seuls et uniques repères temporels.
Mon premier réflexe quand je descends d’une perche est de compter mentalement les jours jusqu’à la suivante. Les mois ne correspondent plus pour moi à des saisons ou des anniversaires mais à des obstacles à franchir pour atteindre le prochain festival.
Le constat effectué en 2008 se répète en 2009: à l’exception des fêtes de fin d’année, tous les jours de vacances que j’aurai épuisés auront servi à me permettre de vivre cette passion explosive.
Si l’effet psychologique hautement positif ne s’est jamais démenti – bien au contraire, il s’agit clairement d’un jeu à somme nulle dans lequel le corps prends dans la gueule tout ce que l’esprit évacue: à chaque retour, l’un se retrouve aussi vidé que l’autre.
Pourtant, avant Transahara 2008, j’ignorais tout de cet univers, de cet engouement proche du fanatisme qui réunit une frange méconnue de la population dans des expériences sensorielles hors du temps et de l’espace imposés aux autres.
Je devais donc bien avoir d’autres échéances, d’autres jalons plantés le long de mon année pour me fixer une ligne directrice. Examens, vacances en famille, anniversaire particulier, ce ne sont pas les occasions qui manquent.
Pourtant, rien de tout ça ne m’évoque une situation vécue. Je sais que ces repères sont là, quelque part, qu’ils ont forcément existé, mais aucun ne fait de sens à mes yeux.
Ils m’apparaissent comme autant de préoccupations futiles, des événements risibles et insignifiants à la lumière de ce que peut être la vie à condition de trouver le bon dance floor.
Bien entendu, ce type de raisonnement et de mode de vie ne sont pas tenables sur la durée. Quand on brûle la chandelle par les deux bouts, on ne peut pas décemment espérer s’en sortir indemne. J’en sais quelque chose.
Dès lors, le challenge se résume donc pour moi à remettre la teuf à sa place: en faire l’exception et non la norme, l’amie et non la maîtresse, la célébration et non la fuite.
Je ne peux m’empêcher de ramener cette réflexion à celle que j’ai eue récemment: cette omniprésence de teufs dans mon calendrier, au détriment de tout autre événement, témoignerait-elle de mon acceptation de cette nouvelle vie, avec tous les dangers qu’elle présente à une telle intensité?
Très sincèrement, je suis persuadé que non. Plus les jours passent, ce changement déjà plusieurs fois mentionné dernièrement et plus je le sens. Le quotidien n’est pas plus facile, mais mon regard sur lui continue de subir une transformation radicale.
Je n’essaierai pas de vous croire que je contrôle cet univers – celui des sons électrisants, des produits décapants et des paysages envoûtants. Je continue de l’explorer de fond en comble pour la simple et mauvaise raison que je ne sais pas lui résister.
Pourtant, je ne me sens plus habité par ce vide terrifiant qui me guidait il y a encore quelques semaines lors de mes nuits d’insomnies. Pas plus de certitudes pour autant, mais un état d’esprit dont l’évolution me laisse perplexe.
Un état d’esprit dont le point névralgique demeure cette indescriptible curiosité qui enveloppe désormais mon approche de l’avenir.
Là où je voyais récemment des obstacles se dressent désormais des challenges, et je me surprends parfois à attraper dans l’air matinal des fragments d’espoir échappés d’un futur peut-être moins hypothétique que je ne voulais bien le croire.
J’ai vraiment le sentiment d’acquérir en ce moment le recul nécessaire pour recommencer – enfin – à agir sur ma vie, et non plus me traîner péniblement sous son poids.
Bref, je me sens ce soir comme un set d’Hallucinogen: impossible à poser sur papier. C’est probablement pour ça que je suis parti dans tous les sens.
Mais pour une fois, je crois que c’est bon signe.
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