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Dôle en Psy 2 (2/2)

Posted in Festivals et événements avec des tags on 9 septembre 2009 by The Psyminder

Cela commence par la vue. Autour de moi, les effets de lumière dans les feuillages prennent des dimensions cosmiques. J’ai l’impression de voir les arbres avancer et se déplacer autour du dance floor, qui a lui-même pris une tournure radicalement différente.

Maintenant que la nuit est totalement tombée, la noirceur environnante a pris une consistance bien plus épaisse malgré l’éclat de la lune. Les éclairages, les décorations et les UV n’en brillent donc que plus intensément.

Les couleurs m’apparaissent si vives que je dois par moments plisser les yeux. La fine structure métallique délimitant le dance floor prend des allures de porte dimensionnelle, et chaque scène que mon oeil capte semble se dérouler à une vitesse supersonique.

J’ignore à quel moment je ferme les yeux pour la première fois. Ce que je sais en revanche, c’est que par trois fois il me faut les rouvrir d’urgence pour éviter la chute: je suis parti si loin que j’en ai fini par oublier ma présence physique.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, mon ouïe a cristallisé ma concentration avec une telle intensité que mon esprit a abandonné mon corps. Comme en proie à une NDE, j’ai eu la sensation de vivre une dissociation totale de mon âme et de son enveloppe.

Fascinant.

Chaque fois que je rouvre les yeux, j’ai l’impression de redécouvrir la scène. Cachée dans son écrin de verdure, elle illumine le silence d’un kaléidoscope de couleurs au sein duquel le rouge, le violet et le bleu se taillent la part du lion.

Au-dessus du DJ, une sphère d’un orange électrique et sillonnée d’éclairs bleuâtres m’évoque instinctivement la formation de l’univers, et cette soirée prend soudainement l’allure d’un formidable retour aux sources.

Conscient que j’évolue en plein délire d’acide, je ne peux néanmoins m’empêcher d’avoir furtivement à l’esprit l’image d’une communion entre l’homme et la nature, communion au sein de laquelle l’un n’aurait pas à se développer au détriment de l’autre.

Je referme les yeux aussi rapidement que je les ai ouverts. J’ai conscience – et c’est une grande première – que je fonctionne au ralenti, pris dans une bulle.

Mes pieds se sont enracinés dans le sol et je ne fais que plier légèrement les genoux. Mes mains sont placées à hauteur de mes hanches, à une vingtaine de centimètres du corps. A plat, paumes vers le bas, je les agite doucement l’une après l’autre d’avant en arrière.

Ma tête dodeline légèrement, et un sourire de requin blanc me traverse le visage d’une oreille à l’autre. Je ne sais ni où je me trouve, ni s’il y a du monde autour de moi.

En proie à une certaine forme de léthargie, il ne me vient à aucun moment l’envie de taper du pied: ce soir, pour la première fois, tout se passe dans la tête. Moi qui tuerait pour danser, j’ai vécu des orgasmes multiples au milieu d’une clairière grâce à ma seule ouïe.

Fascinant.

Loin de moi l’idée de faire des comparaisons déplacées, mais à certains moments, Psyberpunk m’a tout simplement rappelé Hallucinogen. Je sais que j’ai écouté les deux sets sous acide, mais la comparaison ne tient pas à ça.

En un sens c’est facile de faire du bruit. Balancer des grosses basses en continu avec deux trois ralentissements pour permettre les montées me semble à la portée de n’importe quel DJ – c’est d’ailleurs le reproche que je fais à de nombreux DJs que j’ai eu l’occasion d’écouter ces 18 derniers mois.

Créer, en revanche, ça c’est difficile. Rechercher, explorer, innover sont autant de qualités dont tout le monde ne peut pas se vanter. Avant la teuf, Psyberpunk avait dit à Papy qu’il comptait profiter de son set pour explorer quelques recoins exotiques de la psy.

A mes oreilles, il a tenu parole.

Sa prestation me catapulte à l’autre bout de la galaxie. Je tends mon être tout entier vers ce son dont j’ai l’impression de discerner les moindres variations, les plus fines subtilités.

Je suis loin du floor, mais j’ai l’impression de voir Psyberpunk penché sur sa table. Ses doigts naviguent entre les boutons, caressant le matériel et manipulant les disques avec toute l’assurance et la fluidité d’un habitué des platines.

A l’image d’Hallucinogen, l’emprise de Psyberpunk sur son public est phénoménale. Le floor qui bouillonnait il y a une seconde se retrouve soudainement plongé dans le même silence que celui provoqué par le Maître à Ozora.

Par ses seules variations de rythmes et de sonorités, Psyberpunk ensorcelle tout ce qui se trouve à portée de platine et guide les mouvements des chéper comme un marionnettiste dans son théâtre.

Lui qui distille d’habitude du son qui cogne, je le découvre toutefois ce soir dans un registre totalement différent – le seul mot qui me vient à l’esprit est aérien mais je me trouve bien loin de la vérité.

Psyberpunk enveloppe le floor d’une aura tiède et rassurante, ses notes reflétant presque la lueur vespérale tombant de la lune brillant désormais haut dans le ciel. Derrière lui, les arbres poursuivent leur danse lancinante.

Lors de l’un de mes sporadiques retours à la surface, je réalise que Gilles a déclaré forfait et est probablement parti roupiller, terrassé qu’il doit être par la perche.

Un peu plus tard, Monique et Papy effectuent un passage par la voiture auquel je refuse de me joindre – quel scoop.

Psyberpunk s’arrête peu après, ce qui me désole mais a au moins le mérite de me faire redescendre d’un cran. Papy et Monique reviennent pour constater que c’est désormais Aragorn qui joue, et nous continuons à danser.

Je traverse alors un passage assez flou. J’ignore totalement l’heure qu’il est, tout comme j’ignore quand et combien de fois nous repassons à la voiture.

Toujours est-il qu’au cours d’un de ces passages, c’est au tour de Papy de s’installer dans la voiture pour y piquer un somme. Gilles comate sous une couverture au point de refuser de nous préparer des traits. Tu me déçois Gilles, tu seras privé d’after à Lausanne.

Monique m’entraîne alors dans une balade sur le plateau. Elle vient d’y passer une bonne vingtaine de minutes alors qu’elle était simplement partie pisser, ce qui m’a mis dans tous mes états: quand Papy pionce, c’est moi qui suis responsable de sa blonde.

Bref, une fois la panique passée, je remonte avec elle le chemin que nous avons emprunté en fin d’après-midi. Je ne la remercierai jamais assez pour cette escapade sortie tout droit d’un conte de fées.

Le vent est désormais complètement tombé et la température est presque agréable tant nous sommes couverts.

Nous marchons lentement à travers les vaches et les derniers fragments de colline avant d’arriver sur le plateau, où nous attend une scène d’une beauté surnaturelle.

La lune illumine le paysage d’un éclat exceptionnel, occultant jusqu’à la présence des étoiles dans un ciel pourtant vierge de tout nuage sur lequel se détache l’ombre massive et imposante des montagnes.

Ici aussi, les arbres dansent. Leurs feuilles semblent tout à tour se tendre vers nous et se rétracter, créant une impression de mouvement qui tranche avec l’extraordinaire quiétude des lieux.

Monique me confirme qu’elle aussi les voit bouger, ce qui a pour effet de me réconforter un peu.

Nous restons là, debout, le nez en l’air et les yeux dans l’infini, incapables de formuler autre chose qu’un c’est juste hal-lu-ci-nant. Les minutes défilent tandis que la lune poursuit sa course loin là-haut, alors que du floor nous parviennent les embruns enivrants d’un océan de good vibes.

Retrouvant brusquement le sens des priorités, Monique s’assied sur un énorme tronc d’arbre abattu pour rouler un pet. Je salue d’autant plus l’initiative que j’aurais toutes les peines du monde à m’acquitter d’une tâche pareille.

Alors que nous savourons ce pet, toujours scotchés par le spectacle, Monique se sans prise d’une irrésistible envie d’escalader la colline qui se trouve face à nous. La vue doit être magnifique là-bas. Ben oui, mais c’est loin.

Qu’importe, je m’élance dans son sillage sur une pente dont l’inclinaison me semble bien dangereuse pour des psychotropivores tels que nous. Sans compter l’humidité rendant l’herbe glissante, les trous et les probables bouses des résidents habituels.

Je souffre tellement durant l’ascension que j’en délaisse le pet. Je focalise toute mon attention sur la silhouette de Monique qui gravit la colline avec l’aisance d’un bouquetin sous EPO. T’es flipante parfois Monique.

Une fois arrivés, je reprends péniblement mon souffle. Je réalise toutefois rapidement que le jeu en valait la chandelle: le spectacle est encore plus impressionnant vu d’ici, et nous nous abîmons une nouvelle fois dans la contemplation muette de la nature dans toute sa splendeur.

J’ignore combien de temps nous restons là-haut, mais je penche pour une bonne heure et demie. En effet, quand nous reprenons le chemin de la voiture et pour notre plus grand enchantement, le soleil amorce son réveil, modifiant totalement le paysage.

Le ciel s’éclaircit rapidement à l’est et commence délicatement à se parer de couleurs.

C’est encore fugace, à peine perceptible, mais pour nous qui nous recueillons en ces lieux depuis maintenant un bon moment, chaque changement dans l’atmosphère est comme une fulgurante injection sensorielle.

Le rêve se prolonge ainsi quelques minutes. Dans la voiture, nous trouvons Papy et Gilles profondément endormis et décidons de ne pas les réveiller.

Alors que je m’apprête à m’installer à l’arrière pour souffler un peu, Monique propose de retourner sur le floor.

Je commence à être perclus de crampes et me vois difficilement retourner là-bas. Seulement, laisser Monique partir toute seule n’est même pas une option – j’ai une totale confiance en elle mais je sais que Papy est très protecteur, et je respecte ça.

Nous retournons donc danser un moment. Moi qui me vante souvent de ma résistance, je suis littéralement bluffé par Monique: alors que je peine sur le floor, elle semble en pleine forme et danse avec une énergie que peu de gens égalent autour de nous.

A bout de forces, je finis néanmoins par jeter l’éponge. Toujours bonne joueuse, elle ne discute même pas et reprend avec moi le chemin de la voiture. Il fait de plus en plus jour.

Je m’installe dans la voiture alors que Papy se réveille en douceur. Il part fumer un pet vers le floor avec Monique alors que je tente de reposer mes jambes auprès d’un Gilles plus comateux que jamais.

Vers 7h du matin, nous nous retrouvons enfin tous les 4 à la voiture, et réveillés. Gilles serait prêt à tuer pour un lit et fait donc le forcing pour rentrer, se proposant pour conduire.

Il faut dire qu’il n’a pas pris d’acide, a dormi plus de 3 heures et est certainement notre meilleur homme à ce moment-là.

Seulement, pour partir, il faut faire descendre Monique. Elle est montée sur un talus et profite du soleil qui l’éclaire à présent de ces doux rayons matinaux.

Elle aussi rayonne sous son chapeau qu’elle refuse désormais de quitter, et il me suffit de la regarder pour comprendre à quel point elle savoure cet instant. T’es une artiste Monique, je te le dis.

Elle finit néanmoins par nous rejoindre dans la voiture. Après des débuts un peu chaotiques et, avouons-le, fort peu rassurants, Gilles finit par s’extirper du bas-côté et entame le trajet du retour.

Alors que beaucoup dormiraient à notre place – et par nous je parle des passagers, nous sommes on ne peut plus réveillés et ponctuons chaque mouvement de commentaires constructifs tels que attention, roule moins vite, fais gaffe et putain y a les flics.

J’imagine que cela témoigne de la confiance toute relative que nous avons en Gilles à ce moment-là, mais que les choses soient bien claires: à aucun moment il n’a commis d’erreur ni mis nos vies en danger.

Seulement, quand on est encore chéper à ce point, tout va trop vite. Dans certains cas – le mien notamment, on est également assez enclin à développer des tendances paranoïaques dès lors que l’on se trouve dans une situation que l’on ne contrôle pas.

A l’arrière d’une voiture par exemple.

Quoi qu’il en soit, Gilles nous ramène à bon port sans le moindre faux pas. Il doit être environ 8h du matin et nous faisons certainement peur à voir – c’est du moins la conclusion que je tire de la tête absolument cataclysmique de Papy.

Alors qu’il s’allonge sur le canapé et que Gilles se précipite dans son lit, je procède à une rapide évaluation de ma personne: suis-je capable d’effectuer en moto les quelques kilomètres qui me ramèneront chez moi sans m’encastrer dans une caissette à journaux au premier virage?

En toute honnêteté, je pense que la réponse est non, raison pour laquelle j’attrape mon casque et mon sac, fait la bise à Papy et Monique en les remerciant pour la qualité de cette soirée, puis reprend le chemin de la rue et de ma petite Yamaha.

Je sais que ce n’est pas raisonnable, mais l’attrait d’une douche et de mon lit me poussent à atténuer les risques que je prends: je suis bien crevé mais j’ai eu le temps de redescendre et je connais le trajet par coeur.

J’enfourche donc mon fidèle destrier et me mets en route. Sans aller jusqu’à dire que je suis fébrile, je me suis déjà senti plus à l’aise. Je roule malgré tout bien droit et largement en-dessous des limites de vitesse, en espérant que cela n’attire pas l’attention.

Au premier virage, je réalise qu’à cette heure-ci je vais faire le trajet avec le soleil dans la gueule. Ma foi, il ne tape pas trop fort et la route est quasiment déserte. Pas de quoi paniquer.

Alors que suis arrêté à un feu rouge, un motard s’approche de moi en relevant sa visière et s’adresse à moi en anglais. Il cherche à rejoindre Annecy, nous sommes sur le pont du Mont-Blanc; distance d’un point à l’autre, 51 kilomètres.

Mon pote, t’es pas tombé sur le mec le plus utile de la place.

Je tente tant bien que mal du lui expliquer quels panneaux il doit suivre, mais mon anglais d’habitude si fluide se révèle catastrophique. Je bute sur chaque mot et bafouille mais parviens finalement à me faire comprendre – je crois.

En arrivant chez moi et en me regardant dans le miroir de la salle de bains, je ne peux m’empêcher d’éprouver un léger frisson rétro-actif: mes yeux sont explosés – j’ai porté des lentilles censées réagir aux UV toute la nuit – et la taille de mes pupilles fait planer de sérieux doutes sur ma capacité à m’endormir rapidement.

Je prends une douche glacée, hésite à en fumer un dernier mais renonce puis me mets au lit en poussant un long soupir de contentement: je rêve d’allonger mes jambes depuis un temps qui m’a paru interminable.

Pendant de longues heures, je suis incapable de trouver le sommeil. Tantôt suant, tantôt grelottant, je ne cesse de me retourner dans l’espoir de trouver la position qui me conviendra, sans succès: les effets du mélange explosif de la soirée ne se sont pas encore dissipés.

Qu’importe, je profite de ce temps pour me repasser inlassablement le film de la soirée.

Une nouvelle soirée mémorable partagée par des gens ayant en commun l’amour de la liberté, de la musique et de l’évasion.

Une nouvelle soirée hors du temps et de l’espace faite de voyages spirituels, d’amitié et d’insouciance.

Une nouvelle soirée de son et de lumières au sein d’un sanctuaire de verdure, un tsunami sensoriel laissant dans son sillage le goût unique et enivrant que seul peut procurer cet univers de la psytrance depuis longtemps affranchi de toute contrainte.

Merci les Técol pour cette soirée magique, et surtout remettez ça l’année prochaine. Siouplé.

Dôle en Psy 2 (1/2)

Posted in Festivals et événements avec des tags on 8 septembre 2009 by The Psyminder

Samedi dernier avait lieu la deuxième édition de Dôle en Psy. Vu le souvenir que je conserve de la première, je nourrissais de grands espoirs envers ce nouveau rassemblement psychédélique dans la montagne helvète.

Disons-le d’emblée, je n’ai pas été déçu, bien au contraire. J’ai encore pris une de ces claques qui vous font tournoyer les dents à l’intérieur de la bouche, vous retournent le cerveau et vous laissent une énorme trace de son sur la joue pendant une semaine.

Pour faire bonne mesure, je m’étais échauffé la veille en faisant mon grand retour à l’Usine. Autant dire que le week-end dans son ensemble a laissé des traces profondes dans mon organisme, mais ça valait la peine.

Petit retour en arrière.

Samedi après-midi, je débarque en moto chez Papy et Monique un peu après 17h. Leur ami Gilles, avec qui j’ai déjà passé quelques soirées mémorables – à l’Usine notamment, est déjà là. Un renfort de choix pour cette épopée rocambolesque.

Depuis quelques temps, les soirées auxquelles nous nous rendons sont encore plus secrètes que par le passé. Les DJs qui les organisent ont décidé de réduire la communication à son plus strict minimum, et le public est désormais trié sur le volet.

En ce qui nous concerne, c’est toujours par Brousse que nous avons des nouvelles. Il a annoncé cette soirée depuis longtemps et nous n’avons cessé de nous en réjouir depuis.

Je suis donc surexcité en arrivant chez Papy et Monique, quand bien même la teuf ne commence pas avant plusieurs heures.

A force de composer frénétiquement le numéro de l’infoline, Papy finit par obtenir quelques derniers renseignements utiles concernant la soirée, notamment l’emplacement du spot et la nouvelle heure de début.

Il semble en effet que les flics soient déjà passés et, même s’ils ont autorisé la fête à se dérouler, celle-ci devra se soumettre à des horaires légèrement modifiés et à un embargo sur le volume qui sera le seul réel bémol de cette nuit mémorable.

Le temps d’un apéro raisonnable, nous nous mettons en route vers la Dôle aux alentours de 18h. Dans la voiture, Papy ne trouve rien de mieux à faire que de balancer un album absolument démentiel qu’il a acheté a une autre teuf le week-end passé.

Résultat des courses, Gilles et moi dansons comme des acharnés sur la banquette arrière, incapables de parler tellement nous voulons profiter du son. Chaque kilomètre nous rapproche de cette extase tant attendue et contribue à nous transformer en véritables bombes à retardement.

Une petite heure de route nous suffit à arriver sur place. Nous réalisons immédiatement qu’il s’agit en fait du même spot que l’année dernière, à savoir une petite clairière dissimulée par les arbres en contrebas d’une route qui escalade longuement le flanc de la montagne.

Nous nous trouvons à proximité du plateau, soit à plus de 1000 mètres d’altitude. Autant dire qu’on ne risque pas de déranger les voisins, ce qui rend le zèle de la police locale encore plus agaçant. Enfin, c’est mieux que s’ils avaient bouclé le secteur après tout.

Notre arrivée est radicalement différente de l’année dernière: nous arrivons avant le début de la teuf – il fait donc encore jour – et le temps est absolument splendide. Pour ne rien gâcher, je suis sur deux pattes cette fois.

Notre première mesure en arrivant est de manger les sandwichs amoureusement préparés par Monique, que nous agrémentons de vin rouge – les sandwichs, pas Monique.

Il est en effet impératif de prendre des forces avant un épisode de défonce longue durée par un froid mordant et pénétrant. Comme nous avons encore pu le vérifier à Ozora, le froid est en effet le pire ennemi du chéper open air,  et on ne saurait trop s’y préparer.

C’est durant notre collation que nous rencontrons Alain, un Genevois que j’aurais bien du mal à décrire tant le personnage est particulier. Son allure autant que sa façon de s’exprimer m’ont perturbé un moment, mais ce sentiment s’est vite dissipé devant la gentillesse et la simplicité du lascar.

Il nous quitte pour une balade sur le plateau, mais nous l’imitons rapidement. La bise qui règne un peu plus haut est absolument glaciale; par miracle, la buvette du coin est pourtant ouverte. Nous décidons d’aller y boire un petit remontant, et c’est ainsi que nous retombons immédiatement sur Alain.

Nous buvons des cafés et des schnaps au coin d’un respectable feu, sympathisons brièvement avec les autochtones qui nous donnent rendez-vous à la fête, puis nous repartons tous les 5 jusqu’ à la voiture attendre que le son fasse résonner la forêt.

Portières grandes ouvertes et album tournant en boucle, nous nous lançons dans un honnête warm-up à base de whisky-coke – double sens douteux et déviant inside. Gilles se révèle d’une phénoménale habileté dès qu’il s’agit de multiplier les traits.

Le jour se couche sur nos conversations pleines de désinvolture et d’insouciance. Alain semble penser qu’il aurait pu tomber plus mal et Gilles et moi dansons déjà sur la route, alors que les voitures s’y succèdent inlassablement pour débarquer des chéper étonnamment discrets.

Apparemment, la consigne est bien passée: les flics ne sont peut-être pas loin.

Le cadre est tout simplement grandiose: face à nous, la pleine lune monte au milieu de la seule ouverture que comporte la forêt, dans un alignement d’architecte.

Entre deux majestueux arbres, un espace semble en effet avoir été aménagé pour nous offrir le spectacle exceptionnel de cet astre éblouissant prenant délicatement son envol.

Il rayonne si fort que l’on y voit presque comme en plein jour.

Je consulte épisodiquement ma montre, guettant l’heure à laquelle nous pourrons rejoindre le floor. Gilles est  de nouveau à l’œuvre et Alain semble avoir déjà pris un bon coup derrière la nuque. Son sourire omniprésent m’informe néanmoins qu’il prend toujours son pied.

Soudain, un type passant près de la voiture nous propose des taz. Nous sommes venus avec des provisions mais il est toujours intéressant de choper sur place: ça crée la surprise – Monique aime les surprises – et ça rajoute au folklore. Il repart donc plus riche et nous plus chargés.

Il doit être un plus de 21h quand le son éclate à quelques dizaines de mètres de nous. Le temps d’enfiler quelques couches supplémentaires et de préparer la boisson, nous empruntons le chemin de terre qui mène au floor.

La nuit n’est pas encore totale et les décorations ne livrent pas encore leur plein potentiel. On voit pourtant au premier coup d’oeil que la Técol Family, organisatrice de la soirée, s’est encore appliquée pour nous en mettre plein les yeux.

L’année dernière, les pluies diluviennes avaient contraint la Técol a plus de sobriété. Cette année en revanche, le spectacle est magnifique – même si, comme j’en parlerai plus tard avec Monique, on devient vite difficile à force de fréquenter ce qui se fait de mieux.

Personnellement, ce n’est pas tant les moyens déployés – assez modestes il est vrai – que l’harmonie avec le spot qui m’a frappé.

L’aménagement du dance floor, bien que coloré et baignant dans les UV, repose sur une structure très simple et épurée. En revanche, les nombreux spots lumineux dissimulés au pied des arbres créent des effets de lumière absolument époustouflants.

Les feuilles des cimes subissant à la fois les assauts d’une légère brise et ceux des projecteurs, elles semblent régulièrement s’animer d’une vie propre et s’agiter dans la nuit de leur propre initiative, selon une chorégraphie minutieusement étudiée.

Nous commençons à bouger, tout contents que la teuf soit enfin lancée et donnant libre cours à notre envie de danser sous les étoiles. A côté de nous, Alain est déjà complètement parti et danse avec plus d’énergie que tout le floor réuni.

La soirée ayant commencé plus tard que prévu, je ne sais pas si le line-up initial va être tenu. Psyberpunk est censé mixer de 1h à 4h, mais dans la mesure où je ne connais aucun de ceux qui le précèdent, je suis bien incapable de déceler d’éventuels changements de programmation.

Nous dansons probablement une heure avant de tomber sur Marc, notre compatriote croisé à Transahara, Vufflens, Ozora, Delémont et tout ce qui se trame de psychédélique aux 4 coins du monde. Ca veut dire que les acides sont arrivés.

La soirée étant désormais lancée, j’ai arrêté de regarder l’heure et ne retrouverai pas la notion du temps avant le lendemain matin. J’ignore donc à quel moment, mais nous décidons repasser une première fois par la voiture, histoire de mettre une couche de plus et de donner du boulot à Gilles.

En regagnant le floor, ce que nous avions cru percevoir se confirme, à notre plus grand désarroi: y a pas de volume, se résout-on péniblement à admettre.

Spectre des flics, problème technique ou choix délibéré, nous n’entendons guère plus le son que sur de mauvaises enceintes d’ordinateur. Petite douche froide, il faut bien le reconnaître, mais qu’importe: nous avons du répondant.

Nous décidons d’effectuer un combo consistant à se rapprocher du floor en s’en mettant dans l’axe, tout en gobant une des ectsas achetées plus tôt dans la soirée. Je tiens à rappeler pour la postérité que je n’en voulais qu’une moitié, ce à quoi Papy s’est opposé.

Un ou rien, me martèle-t-il sans relâche. Bon ben fais péter alors. Moi qui m’étais juré de ne plus jamais procéder de la sorte avec une ecsta chopée à l’arrache, je constate une fois de plus que mes résolutions tiennent à peu près aussi longtemps qu’un éjaculateur précoce au milieu d’un reverse gang bang.

La forêt me rend poète, c’est comme ça.

La pilule prend son temps pour monter, ce dont je ne me plains pas. Gilles a déjà l’air décalqué, mais il faut dire qu’il n’a pas notre entraînement – grand bien lui fasse au passage. Je le soupçonne par ailleurs d’être particulièrement réceptif aux bonbons suisses, comme il les appelle.

Je crois que les DJs se succèdent mais n’en suis même pas sûr. J’attends Psyberpunk avec impatience, lui dont les dernières prestations ont été de véritables moments de féérie. Je commence à décoller assez sérieusement, moment que Papy juge opportun pour payer une tournée de trips.

Things are going to get wild.

Désireux de garder un semblant de contrôle, j’annonce haut et fort mon intention de me limiter à un quart. Papy n’est probablement pas étranger au fait que je me retrouve à gober une moitié, mais je n’ai plus la tête à m’en formaliser. Gilles passe son tour, décision que je salue intérieurement.

Puis, enfin, Psyberpunk prend possession des platines. Effet de ses réglages ou de la drogue, j’ai depuis un moment l’impression que le son pète légèrement plus.

Dans tous les cas, je me sens dans une forme olympique pour accueillir comme il se doit celui qui est progressivement devenu l’une de mes références.

De Transahara à la Dôle en passant par le K-Bar, j’ai appris à apprécier les sonorités et la dextérité toutes particulières de ce pionnier du psychédélisme helvétique dont la réputation a depuis longtemps traversé les frontières.

L’acide monte en même temps que le set de Psyberpunk s’emballe, et j’entame un voyage qui reste absolument unique à ce jour.

GOA’Uld United

Posted in Festivals et événements avec des tags , , on 25 mai 2009 by The Psyminder

Ceux d’entre vous qui ont suivi le feuilleton dans son intégralité se rappellent peut-être que le samedi 16 était un jour assez mémorable pour la scène psytrance helvétique.

En effet, deux soirées se déroulant à Zürich et en Valais regroupaient ni plus ni moins que Psyberpunk, Electrypnose, Talamasca, Absolum et Tryambaka. Une belle brochette de DJs adeptes des ambiances torrides et du gros son qui cogne.

En milieu de semaine dernière, alors que je m’étais déjà décidé pour la soirée la plus proche de Genève, la newsletter hebdomadaire de goatrance.de est venue chambouler mon programme de la plus spectaculaire des manières.

J’y ai en effet appris que dans le canton de Vaud, du côté de Vufflens-la-Ville pour être exact – un bled pourri et paumé qui n’a pas à rougir de la comparaison avec certains de ses équivalents français, la soirée GOA’Uld United allait se dérouler.

La première soirée open air de l’année dans la région, c’est toujours un petit événement en soi; alors là, une free party perdue dans la forêt, ça devenait carrément le pied. Jusqu’à ce que je réalise, en lisant le line-up, ce que je m’apprêtais à vivre.

CPU en live. Après Sidharta l’année dernière et Khopat dans deux semaines, voici que le troisième membre de ma Sainte Trinité apparaît comme par magie pour offrir à mes oreilles en manque le son le plus pur que la psytrance moderne soit en mesure d’offrir.

Papy étant déjà engagé ailleurs – enterrement de vie de garçon d’un vieil ami à lui, je me dirigeais donc vers une teuf surréaliste en tête à tête avec Monique. Succès inévitable dont je vais à présent vous livrer un petit aperçu.

GOA' Uld United

Samedi, peu avant midi, je me lève avec une certaine anxiété. Je sais que la teuf n’aura pas lieu s’il pleut et j’appréhende fortement ce que je vais trouver dehors en ouvrant les volets. Il a en effet plu pendant toute la semaine et, malgré une météo optimiste pour aujourd’hui, je suis tendu.

Il s’avère rapidement que c’était inutile: un soleil radieux brille sur la Suisse romande, et je sais déjà que je passerai ma soirée dans les bois. Une conviction partagée par Monique, qui m’envoie dans l’après-midi ce message qu’elle seule pouvait composer: T’entends pas comme un killer rabbit?

Je débarque chez elle vers 20h30, histoire de préparer la soirée comme il se doit. Je lève néanmoins le coude avec modération dans la mesure où nous en avons au minimum pour une heure de route avant d’arriver sur le spot. En admettant que je ne nous perde pas.

Disposant d’informations routières que je qualifierai de lacunaires, nous galérons un peu mais finissons par arriver à Vufflens-la-Ville. Traverser le bled me fait presque angoisser tellement le trou est perdu, alors je ne veux même pas imaginer ce que c’est d’y habiter.

En arrivant à hauteur du panneau “Refuge” qui nous sert de point de repère, nous tombons sur un barbu que je croise dans toutes les teufs de ce style depuis des mois. Je ne sais pas exactement ce qu’il fait, mais il a a toujours l’air de contribuer à l’organisation de près ou de loin.

Du coup, quand il nous dit d’aller nous garer plus loin et de rejoindre la teuf avec une navette, je l’écoute sans poser de questions. C’est ainsi que Monique et moi partons pour la teuf entassés à 8 à l’arrière d’un break conduit par un inconnu.

Les minutes passent, les mètres défilent, et nous réalisons progressivement que nous venons de commettre une bonne grosse boulette. En arrivant enfin à la teuf vers 1h du matin, nous nous risquons à une rapide estimation: une heure de marche pour retourner à la voiture.

Et merde.

Essayant de ne pas y penser, nous suivons le son et tombons sur un spectacle qui, je tiens à le dire, nous a carrément bluffés: là, en pleine forêt, loin de toute forme de civilisation, les organisateurs ont créé un minuscule et psychédélique écosystème de son et de lumières qui nous décalque en l’espace de quelques secondes.

Tous les éléments décoratifs d’une bonne soirée psys sont présents: les lampes à UV surpuissantes, les structures géométriques aux couleurs éclatantes suspendues de tronc en tronc, la nature majestueuse accueillant en son sein ce sanctuaire déviant, rien ne manque à l’appel.

La température est pour le moment idéale. Monique et moi prenons nos marques, accompagnés de notre bouteille de whisky-coke et d’un demi taz de circonstance. Je constate hélas rapidement que j’ai du mal à m’immerger dans la soirée, incapable de m’ôter de l’esprit la perspective du retour.

En cours de soirée, nous entendons un hurlement guttural émerger de la foule. Nous nous regardons, incrédules, mais le doute n’est bientôt plus permis: un bulldozer à queue de cheval fait soudain irruption en braillant et en s’agitant comme un démon habité par une colonie de puces.

C’est un Transaharien, un de ceux que tout le monde a remarqué et que personne n’oubliera jamais, une véritable boule de nerfs au physique de hockeyeur et à la voix susceptible de réveiller les morts. Au final, on retrouve toujours les mêmes têtes. Toujours.

Vers 3h, 4 manieurs de feu au talent époustouflant enflamment la nuit de leurs gracieuses arabesques, diffusant par la même occasion une chaleur que je commence à rechercher, faute de mouvement.

Le spectacle est sublime, même si je guette inconsciemment le moment ou l’un d’eux mettra le feu à tout le patrimoine forestier du coin.

Quand soudain, le son change. IL est là. CPU est là.

Nous retournons danser, loin de la foule d’abord, mais nous nous rapprochons rapidement: il faut quand même que nous l’apercevions.

Nous otpons pour une petite bande de terre située entre un ruisseau et la tente du DJ. Il y a un peu d’espace, le spectacle des gens traversant l’eau sur un rondin de bois glissant est assez intéressant, et nous sommes à quelques mètres seulement du Génie.

J’ai beau être moins en jambes que d’habitude, je prends mon pied. Je me sens comme un gamin devant Raoul – le Père Noël, pour ceux qui ne me lisent pas régulièrement: les yeux écarquillés, admiratif et béat, je contemple ce divin chéper galvaniser la foule et battre le rythme de sa main qu’il présente inlassablement comme une pince.

Indiscutablement, ce type a un son unique. Jamais je n’ai entendu ailleurs quelque chose qui ne fasse déjà que s’en rapprocher. C’est absolument indescriptible, mais je suis persuadé que tous ceux qui ont déjà entendu CPU voient très bien ce que je veux dire.

Et pourtant, insidieusement, je sens que la fatigue me gagne. Ca me bouffe littéralement mais je n’ai plus de jambes. Nous avons devant nous une heure de marche et une heure de route, il est presque 5h du matin et je me prends à rêver d’eau fraîche, d’une douche et d’un lit.

Je vois que Monique est à fond et ça me peine vraiment de la tirer de son vol, mais je lui fais signe quand même. Toujours très classe, elle ne tente même pas d’obtenir un délai. Nous prenons donc nos sacs à dos et nous mettons en route, bien chéper malgré tout.

Nous entamons le difficile trajet du retour. Ca grimpe dès le début, et nous progressons silencieusement. Premier croisement, première hésitation. A gauche toute.

Après quelques centaines de mètres, perdus dans une pénombre absolue, nous envisageons la possibilité d’avoir fait fausse route. Nous retournons à la teuf demander notre chemin et réalisons que oui, nous étions bien sur la mauvaise route.

Nous repartons, péniblement. Nous marchons lentement mais parvenons néanmoins à dépasser deux Allemands dont la démarche est encore plus suspecte que la nôtre. La lune n’est pas encore couchée mais la lumière croît sur les champs embrumés.

Le temps d’en fumer un petit dans un cadre bucolique, et nous repartons.

Nous arrivons enfin à la voiture. Les deux Allemands ne sont finalement pas si loin derrière et nous demandent de les déposer à la gare, ce que nous faisons. Puis nous entamons le long retour vers Genève.

D’un point de vue éthylique, se suis clairement en situation légale. Niveau stupéfiants, pas de quoi fouetter un chat. Mais qu’est-ce que je suis crevé en revanche. Je me concentre sur la route comme jamais, et Monique m’aide bien en me posant une question de temps à autres – lesquelles? Aucune idée.

Je la dépose chez elle peu avant 7h et rentre chez moi, vitre grande ouverte pour profiter de l’air froid du matin. Je sais que j’en n’en ai plus pour longtemps avant de craquer tant mes yeux sont lourds.

Après une douche rapide, je me glisse dans mon lit avec un soupir de contentement. Je n’ai pas autant profité de cette soirée que je l’aurais voulu, mais le trip dans son ensemble était quand même é-no-rme.

Vous voulez la meilleure? Depuis, j’ai appris que CPU mixera à Bienne en novembre dans le cadre de Fractal Energy 3, ce week-end démentiel dont j’ai vécu la deuxième édition l’an dernier. Et en compagnie de qui mixera-t-il s’il vous plaît?

Khopat. Et oui.

Le chéper assidu est toujours récompensé.

Perche-toi, le ciel te perchera

Posted in Festivals et événements avec des tags on 25 avril 2009 by The Psyminder

Hier, alors que je cherchais un moyen d’échapper à la torpeur insidieuse qui accompagne presque quotidiennement mes débuts d’après-midi, je suis allé faire un tout sur Hadra.

Je n’y étais pas retourné depuis un moment et étais curieux de voir si l’agenda international s’était étoffé depuis ma dernière visite.

Je dois bien avouer que je n’en attendais pas tant: deux nouvelles soirées sont programmées en Suisse, et pas des moindres.

Le 16 mai à Zürich a lieu la soirée Tales from Space III.

Je ne connais aucun des artistes du côté des DJs sets. Du côté des lives en revanche, le line-up m’a fait bondir: Talamasca, Absolum et Tryambaka – celui-là je suis vraiment impatient de l’entendre, autant d’excellents DJs une nouvelle fois présents à distance plus que raisonnable de Genève.

A peine le temps de commencer à se languir des soirées psy que voici une occasion toute trouvée de replonger, l’espace d’une nuit, dans mon univers de prédilection.

Papy a déjà annoncé son absence et refuse que j’y aille seul avec Monique – nous sommes pourtant tous deux très responsables.

Annonce aux quelques teufeurs qui semblent me lire: dans tous les cas, moi j’y serai.

A peine 3 semaines plus tard, le 6 juin exactement, se déroulera la soirée Atomic II en Valais – moins de 2 heures depuis Genève. Et là, croyez-le ou non, j’ai dû relire le line-up 3 fois avant d’accepter d’y croire.

Côté DJs sets, 3 noms m’ont tout de suite frappé: Elendil, que j’ai déjà eu l’occasion d’écouter pendant Psy Battle, Solaris, le DJ de Fractal Records présent aux grosses soirées de la Factory, et Atawalpa – ce DJ qui m’a fait tellement décoller pendant Gaia-Tek 3.

Du côté des lives, même si la présence d’Electrypnose est déjà une bonne nouvelle, elle passe totalement inaperçue en raison du deuxième nom qui figure sur le line-up.

Khopat.

Khopat est le deuxième DJ que j’irais voir au milieu d’un champ de mines si c’était pour moi le seul moyen de l’écouter un jour en live, écrivais-je il y a un mois jour pour jour. Si j’avais su qu’il me suffirait de 2h de route pour que mon vœu soit exaucé…

Rendez-vous compte de ce que cela représente pour moi: après Sidharta, c’est Khopat qui débarque dans une soirée à portée de mes oreilles.

En plus, connaissant la région dans laquelle la teuf a lieu, je ne serais pas surpris que le cadre soit splendide. Dans une forêt, près d’un lac, au sommet d’un col, ce ne sont pas les possibilités qui manquent.

Khopat sous champis dans les montagnes suisses, ça tente quelqu’un?

EDIT LE 30 AVRIL

Bon, petit changement de programme: je suis convqué le dimanche 17 mai à la mairie pour aider au dépouillement d’une votation – souvenez-vous qu’en Suisse le peuple est sollicité dès qu’il s’agit de remplacer une ampoule.

Du coup, devant me trouver là-bas à midi, je me vois assez mal terminer une soirée à Zürich en début de matinée. Pas qu’il faille être en forme pour compter des bulletins, mais rester là-bas tout l’après-midi en ayant dormi 3 heures et au milieu d’une descente chaotique, c’est un coup à tourner de l’oeil.

Ca me fait mal au sac de rater Tryambaka, mais j’ai eu la chance de trouver rapidement une consolation tout à fait acceptable. Le 16 mai se déroule en effet une autre teuf psy, en Valais cette fois-ci – 2h de route à peine. Et qui retrouvera-t-on là-bas?

Psyberpunk, bien entendu – accompagné d’Electrypnose, déjà annoncé pour la soirée du 6 juin dans le même coin. Du bon son bien lourd en perspective pour une soirée qui s’annonce elle aussi fort prometteuse.