Destination: Ozora
La nouvelle est tombée hier et a fait l’effet d’une véritable bombe. A tout seigneur tout honneur, c’est par Papy qu’elle est arrivée.
Mais prenons les choses dans l’ordre.
Dimanche dernier, plein de bonnes intentions et passablement affaibli par un nouveau week-end passé aux frontières du réel – voir article précédent, je me décide à me mettre au lit sur le coup des 22:30.
En temps normal, c’est l’heure à laquelle je commence à trouver mon rythme de croisière. Bien éveillé donc.
La journée a été des plus saines: football au parc l’après-midi, en plein caniar histoire d’éliminer les excès du week-end, puis repas sain sans alcool.
Quelques mangas pour digérer, accompagnés de mon seul pétard de la journée en raison d’une inquiétante et persistante pénurie.
Résultat des courses, j’ai mis plus de 3 heures à m’endormir et j’ai démarré la semaine sur les rotules.
Qu’importe me dis-je, c’est pas comme si le lundi commençait par le meeting Ventes que je suis responsable d’organiser et dont dépend en partie la rigueur de notre suivi commercial.
Étonnamment, je passe une journée très productive. Je suis au taquet, les tâches à effectuer s’enchaînent si rapidement que je n’ai même pas le temps de glander, et je quitte le bureau à 19 heures sans avoir vu le temps passer.
Lundi soir, je parviens à me coucher avant minuit pour la deuxième fois consécutive – une véritable prouesse. Je me dis que m’endormir ne sera sûrement pas un problème au vu de la nuit précédente et de mon activité de la journée. Ben tiens.
Deux heures plus tard, qui se retourne encore dans son lit en poussant des soupirs à effeuiller la beu? C’est bibi.
Autant dire que là encore, le réveil a été dur, d’autant que les putain de travaux qui durent depuis des mois dans ma rue me bouffent systématiquement ma dernière précieuse demie heure de repos.
Pourtant, là encore, la journée est étonnante d’assiduité et d’efficacité. Il faut dire que j’ai un certain nombre de deadlines importantes à respecter, et comme toujours dans ces cas-là, je parviens à élever significativement mon rendement et la qualité de mon taf.
Je rentre donc chez moi crevé, mais content. Les contrats se signent, les efforts paient, la boîte est dans une bonne dynamique et j’ai l’impression d’y contribuer.
Je suis guilleret et euphorique. Ca n’arrive pas souvent en semaine, ce qui a pour effet d’activer mon fameux réflexe pavlovien conditionnel.
Je me repoudre le nez.
Je prends donc bien soin de fermer ma gueule en me retournant inlassablement dans mon lit pour la troisième nuit consécutive. Cette fois, je l’ai cherché.
Mercredi matin, je me réveil avec l’oeil gauche endolori. Après vérification dans le miroir, il s’avère que j’ai plusieurs vaisseaux qui ont pété, me donnant l’air du type bien réveillé qui s’est éteint son pétard dans l’oeil.
Je me réjouis de passer ma journée devant un écran d’ordinateur.
Arrivé au bureau, je constate rapidement que le feu des jours précédents manque dramatiquement de combustible aujourd’hui. Panne de motivation, fatigue accablante et œil à l’agonie me rendent la vie impossible.
Les minutes se succèdent avec une lenteur épouvantable.
Quand soudain, en milieu d’après-midi, je reçois un appel de Papy. L’anniversaire de Monique ayant lieu vendredi, je me dis que son appel est certainement lié à ça. Que je me trompais, et que j’en suis heureux!
Ce divin chéper m’appelle en effet pour une toute autre raison: Monique et lui ont décidé d’aller faire un petit tour à Ozora au mois d’août, ce festival exceptionnel auquel ils ont participé l’année dernière et dont tout le monde me dit que c’est une référence absolue dans le domaine.
Le line-up est tellement énorme quand il en devient presque irréaliste: Atmos, Hallucinogen, Hyper Frequencies, Jaia, Neuromotor, Shpongle, Talamasca et des dizaines d’autres: c’est tout bonnement monstrueux.
Je rêve d’aller à Ozora depuis que Monique m’a parlé de leur périple en 2008. Je ne pensais pourtant pas y mettre les pieds cette année dans la mesure où je n’étais pas sûr du tout de trouver des gens pour m’accompagner – Papy et Monique semblent en effet vouloir faire preuve de plus de modération depuis quelques temps, décision que je salue.
Autant dire que ce coup de fil de Papy mercredi après-midi m’a pris de court. Sur le moment, je n’ai pas spécialement réagi, d’autant que le programme initial était de partir le jeudi soir pour rentrer le dimanche – un peu court à mon goût.
Quand Monique m’a rappelé dans la soirée, tout s’est décidé. Le programme final prévoit en effet de partir mercredi soir, visiter Budapest le jeudi, puis rejoindre le festival jeudi soir et y rester jusqu’au dimanche en début d’après-midi. Deux bons jours et demi sur place, et pas de stress au niveau des trajets.
Royal, même hors du Maroc.
Les billets d’avion sont donc réservés depuis hier, les billets pour le festival le seront probablement d’ici quelques jours. Les pièces du puzzle s’emboîtent pour nous plonger au coeur d’une nouvelle aventure psychédélique, une aventure d’une dimension qui m’est encore totalement étrangère.
En effet, sans enlever quoi que ce soit à Transahara, Ozora n’évolue pas dans la même catégorie. Plus gros, plus international, certainement plus connu aussi.
Le genre de festival dans lequel un chéper comme moi serait bien capable de se perdre dans la foule pour ne resurgir, hagard, qu’au moment du départ.
Putain ce que je me réjouis.
Cette nouvelle ne pouvait pas mieux tomber: elle vient combler un trou dans le calendrier psy que je suis en train de mettre minutieusement en place. De juillet à novembre commence à se dessiner sur ma route un nouveau phénoménal maratrance.
Indubitablement, l’étape hongroise du mois d’août en sera l’un des points culminants.
Ozora, here I come.
3 août 2009 à 11:09
Salut,
Ca fait vraiment plaisir de bouger avec toi à Ozora. Personnellement, ce festi est mon plus grand souvenir d’orgasme musical… Très content de le partager ensemble. Ca va chier.
Electrobises.
Papy
4 août 2009 à 11:06
Moi de même mon Papy, je suis sur des charbons ardents !
30 août 2009 à 7:16
merci pour l’article