Archive pour avril, 2009

Perche-toi, le ciel te perchera

Posted in Festivals et événements avec des tags on 25 avril 2009 by The Psyminder

Hier, alors que je cherchais un moyen d’échapper à la torpeur insidieuse qui accompagne presque quotidiennement mes débuts d’après-midi, je suis allé faire un tout sur Hadra.

Je n’y étais pas retourné depuis un moment et étais curieux de voir si l’agenda international s’était étoffé depuis ma dernière visite.

Je dois bien avouer que je n’en attendais pas tant: deux nouvelles soirées sont programmées en Suisse, et pas des moindres.

Le 16 mai à Zürich a lieu la soirée Tales from Space III.

Je ne connais aucun des artistes du côté des DJs sets. Du côté des lives en revanche, le line-up m’a fait bondir: Talamasca, Absolum et Tryambaka – celui-là je suis vraiment impatient de l’entendre, autant d’excellents DJs une nouvelle fois présents à distance plus que raisonnable de Genève.

A peine le temps de commencer à se languir des soirées psy que voici une occasion toute trouvée de replonger, l’espace d’une nuit, dans mon univers de prédilection.

Papy a déjà annoncé son absence et refuse que j’y aille seul avec Monique – nous sommes pourtant tous deux très responsables.

Annonce aux quelques teufeurs qui semblent me lire: dans tous les cas, moi j’y serai.

A peine 3 semaines plus tard, le 6 juin exactement, se déroulera la soirée Atomic II en Valais – moins de 2 heures depuis Genève. Et là, croyez-le ou non, j’ai dû relire le line-up 3 fois avant d’accepter d’y croire.

Côté DJs sets, 3 noms m’ont tout de suite frappé: Elendil, que j’ai déjà eu l’occasion d’écouter pendant Psy Battle, Solaris, le DJ de Fractal Records présent aux grosses soirées de la Factory, et Atawalpa – ce DJ qui m’a fait tellement décoller pendant Gaia-Tek 3.

Du côté des lives, même si la présence d’Electrypnose est déjà une bonne nouvelle, elle passe totalement inaperçue en raison du deuxième nom qui figure sur le line-up.

Khopat.

Khopat est le deuxième DJ que j’irais voir au milieu d’un champ de mines si c’était pour moi le seul moyen de l’écouter un jour en live, écrivais-je il y a un mois jour pour jour. Si j’avais su qu’il me suffirait de 2h de route pour que mon vœu soit exaucé…

Rendez-vous compte de ce que cela représente pour moi: après Sidharta, c’est Khopat qui débarque dans une soirée à portée de mes oreilles.

En plus, connaissant la région dans laquelle la teuf a lieu, je ne serais pas surpris que le cadre soit splendide. Dans une forêt, près d’un lac, au sommet d’un col, ce ne sont pas les possibilités qui manquent.

Khopat sous champis dans les montagnes suisses, ça tente quelqu’un?

EDIT LE 30 AVRIL

Bon, petit changement de programme: je suis convqué le dimanche 17 mai à la mairie pour aider au dépouillement d’une votation – souvenez-vous qu’en Suisse le peuple est sollicité dès qu’il s’agit de remplacer une ampoule.

Du coup, devant me trouver là-bas à midi, je me vois assez mal terminer une soirée à Zürich en début de matinée. Pas qu’il faille être en forme pour compter des bulletins, mais rester là-bas tout l’après-midi en ayant dormi 3 heures et au milieu d’une descente chaotique, c’est un coup à tourner de l’oeil.

Ca me fait mal au sac de rater Tryambaka, mais j’ai eu la chance de trouver rapidement une consolation tout à fait acceptable. Le 16 mai se déroule en effet une autre teuf psy, en Valais cette fois-ci – 2h de route à peine. Et qui retrouvera-t-on là-bas?

Psyberpunk, bien entendu – accompagné d’Electrypnose, déjà annoncé pour la soirée du 6 juin dans le même coin. Du bon son bien lourd en perspective pour une soirée qui s’annonce elle aussi fort prometteuse.

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Posted in Maître Chéper avec des tags , on 22 avril 2009 by The Psyminder

The following takes place between 10:06 a.m. and 10.30 a.m. Events occur in real time.

10:06

Cerveau allumé, yeux éteints. Réveil ordinaire au terme d’une soirée de même nature. Conscience des choses, perception des sons, souffrance corporelle généralisée et motricité post-apocalyptique.

Je crois bien qu’il pleut.

L’alarme d’une voiture sonne depuis un temps qui me semble interminable. Je crois bien que c’est cette saloperie qui m’a tiré de mon sommeil, et pourtant il en fallait.

Une alarme de voiture n’a en soi rien de surprenant. Elle le devient toutefois nettement plus lorsque  elle retentit dans un appartement, au 4ème étage d’un immeuble situé en pleine zone piétonne.

Une seule solution: analyse, réflexion, générations de scénarios.

Mon cerveau tourne à 2% de ses capacités. Le sang cogne si violemment mes tempes que j’en pleure presque. Mon repas de la veille réclame son indépendance, m’empêchant de me concentrer sur mes mains qui tremblent au point de secouer le lit tout entier.

Je finis néanmoins par déduire que le son doit venir d’ailleurs. De mon réveil, par exemple. Maintenant que j’y pense, je me souviens parfaitement l’avoir programmé pour 10h. Pourquoi déjà?

Ah oui, ça me revient. La régie vient faire une inspection des lieux à 10:30.

10:09

Léger moment de panique. Je suis dans mon lit à moitié à poils, j’ai autant d’énergie qu’un prématuré souffrant d’une mononucléose et je dois ranger Bagdad en 21 minutes.

C’est le temps qu’il me faut généralement pour atteindre la machine à café.

Ma seule chance de m’en sortir est de procéder avec logique et organisation, ce qui revient à dire que je suis mort. Qu’importe, essayons quand même.

Si je procède pièce par pièce et que j’évite la chute de tension en me levant, allez savoir ce qui peut arriver.

Je me redresse dans mon lit pour analyser la pièce principale – chambre et salon. Des fringues dans tous les coins, des bières vides, le cendrier renversé par terre, un inconnu dormant sur le canapé et une télévision HD que je ne me souviens pas avoir jamais possédée.

Je me lève en chancelant, manque défaillir, lutte contre ma propension à la régurgitation et commence à rassembler les fringues. C’est léger, c’est facile, ça devrait me mettre en confiance. Toutes ne sont pas à moi, mais je m’efforce  de trouver ça normal.

Je jette les miennes dans un placard sans prendre la peine de les plier et balance les autres par la fenêtre – sauf une chemise qui a l’air d’être à ma taille, avant de foncer à la cuisine chercher un sac poubelle et l’aspirateur.

Je prends bien soin de ne pas regarder dans quel état est le reste de l’appartement afin de préserver l’infime espoir de réussite qui m’habite encore.

Je ne sais toujours pas ce que je vais faire du mec en train de roupiller dans mon salon.

10:11

En réintégrant ma chambre, je réalise que tout le ménage du monde ne servira à rien tant que les fenêtres seront fermées. Une fois ce détail réglé, je jette les bières dans le sac, sauf une que je jette par la fenêtre – le réflexe.

Un coup d’oeil vers la télé: elle a l’air en parfait état mais je ne vois ni carton, ni mode d’emploi. Le numéro de série n’a pas été gratté et la quittance se trouve quant à elle bien en évidence près de la télécommande.

Cette télé semble bel et bien avoir atterri ici dans la plus parfaite légalité.

Ma trouvaille d’après-soirée la plus surprenante était jusqu’alors une lampe de chantier clignotant au fond d’un sac à dos que j’avais oublié en boîte deux mois auparavant. Je crois quand même que la télé, c’est ce que certains appellent the next level.

J’aspire le contenu du cendrier et découvre que ce dernier est brisé. Je planque les bouts de verre dans les poches de l’inconnu toujours assoupi et lui décoche une claque magistrale pour tester sa réactivité. Il ne bouge pas mais ronfle, ce que j’interprète comme un signe encourageant.

Je rassemble mes forces pour le hisser sur mon épaule, sors de mon appartement et appelle l’ascenseur. J’utilise ma clé pour descendre au sous-sol et l’installe dans une poubelle – une pleine, qu’il soit quand même un peu confortable. Je ferme le couvercle et remonte.

10:16

J’attaque immédiatement la salle de bains, y voyant un obstacle mineur qui devrait être vite expédié. Deux types dorment dans la baignoire et un chien ronfle par terre.

Je reconnais le chien de mon voisin; les deux types en revanche ne me disent absolument rien. Je pousse un profond soupir et les descends aux poubelles, sauf le chien que je jette par la fenêtre – le réflexe.

Une bouffée d’angoisse m’étreint la poitrine alors que je regagne une nouvelle foi mon appartement. J’ai perdu un temps précieux et me demande bien comment j’ai pu croire un instant que j’allais me tirer de ce mauvais pas.

10:18

La salle de bains étant débarrassée de ses squatteurs, la nettoyer est un jeu d’enfant – même dans mon état. Le pommeau de douche n’est pas le même qu’hier. Un phacochère dessiné au rouge à lèvres recouvre le miroir, mais rien de réellement anormal à signaler.

Direction mon bureau à présent – une table, 4 chaises et un ordinateur situés entre la cuisine et la pièce principale. Je range rapidement les quelques indices susceptibles de trahir mes mœurs discutables – 17 au total, puis j’allume l’écran.

Un documentaire zoophile est-allemand en noir et blanc, sous-titré avec les dialogues de la Grande Vadrouille, semble tourner en boucle depuis le milieu de la nuit. Le navigateur est ouvert sur ma boîte mail du boulot: 17 messages envoyés.

On verra ça après la visite.

J’essaie d’éteindre l’ordinateur mais n’y parviens pas. Je trouve un steak haché dans le lecteur CD et un vibromasseur USB connecté à la tour, sur laquelle quelqu’un à gravé Le vibro, c’est aware.

Pitié, faites que ce ne soit pas moi.

J’attrape mon casque de moto et pulvérise la tour, avant de réaliser qu’il m’aurait suffi d’éteindre à nouveau l’écran et  de débrancher les enceintes par sécurité. J’aspire les débris épars sur le sol et mets les plus gros dans un sac poubelle. Je jette l’écran par la fenêtre – le réflexe.

10:23

Dernière étape, la cuisine. Il me reste 7 minutes et je commence à reprendre espoir. Sauf cataclysme majeur et en n’étant pas trop pointilleux, je devrais m’en sortir avec une très légère marge.

Le four est ouvert. A l’intérieur, en pièces détachées, se trouve le banc de musculation que j’ai mis 6 mois à monter – en le faisant faire presque intégralement par un ami d’ailleurs. Les poids des haltères sont méticuleusement empilés dans l’évier.

Toute la vaisselle est sortie. Elle aussi a été rangée avec le plus grand soin: le long des murs, en équilibre sur le micro-ondes ou les plaques de cuissons, le tout classé par type d’objets. Quel genre de monstre a bien pu passer la nuit ici?

J’hésite à descendre questionner mes éboueurs en herbe mais me ravise. L’état de cette pièce est miraculeux, et le proprio ne pourra pas faire beaucoup plus que me prendre pour un taré. J’ai même le temps de me faire un café.

10:24

J’ouvre le placard du fond pour attraper les capsules, et je le vois. Ce fil quasiment invisible attaché à la poignée de la porte et qui, à l’autre extrémité, est solidement noué à un bol au pied de la plus grande pile de vaisselle qui m’entoure.

Ma vie défile devant mes yeux alors que la tour s’effondre dans un bruit de fin du monde, entraînant une réaction en chaîne se répercutant de pile d’assiettes en pyramide de tasses. La pile la plus proche de la fenêtre la brise dans sa chute.

Une pluie de verre s’abat sur la rue, quelques mètres plus bas. Je me précipite pour tenter de refermer ce qu’il reste de fenêtre et réalise que le four a été pulvérisé par un tétraèdre de casseroles en fonte.

Adieu mon banc.

10:25

J’attrape tous les sacs poubelles à portée de main et commence à les remplir de vaisselle brisée, persuadé que les flics vont débarquer d’un instant à l’autre. Je range ce qui tient encore debout  et jette le four par la fenêtre – le réflexe.

Je commence à évacuer les sacs. Un voyage. Deux voyages. Au bout du troisième, je commets l’erreur de lâcher la porte de l’ascenseur pour ouvrir un couvercle. Le voilà qui repart aussitôt – au 6ème bien sûr. Perte de temps critique au coeur d’un procédé de même nature.

10:29:30

Le dernier sac est jeté. Je remonte dans l’ascenseur. Histoire de pousser le supplice jusqu’au bout, il s’arrête au rez -de-chaussée pour laisser monter quelqu’un.

Incrédule, je laisse monter un homme qui, par un miracle d’équilibre, a empilé dans ses bras des vêtements, une bière vide, un chien toujours ronflant, un écran d’ordinateur et un four à peine plus épais qu’une crêpe. Son crâne est incrusté de minuscules éclats de verre que je reconnais comme étant ceux de ma cuisine.

Quel étage, lui dis-je d’une voix rendue livide par la certitude que je ne vais pas aimer la réponse. 4ème, me répond-il en crachant un morceau de poids d’haltères. On dirait que mon visiteur est pile à l’heure.

Je crois qu’il pleut toujours.

***

Merci à ouylle qui m’a suggéré cette fin bien plus inspirée que l’originale.

Protégé : Transahara 2009: Epilogue

Posted in Blog Trotter avec des tags , , , on 17 avril 2009 by The Psyminder

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Protégé : Transahara 2009: Jour 4

Posted in Blog Trotter avec des tags , , , on 17 avril 2009 by The Psyminder

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