Blogueur sous ecstasy 2
Monique.
J’ai très envie de vous parler de Monique, pour deux raisons principales:
- J’adore Monique.
- Monique sait que quand je suis chéper, je suis très affectueux et je clame haut et fort mon amour pour les gens qui m’entourent (si ce sont des gens que j’aime hein quand même).
- Monique sera la première à rigoler de ce qui va suivre (tiens, y avait 3 raisons en fait).
Monique, je la connais depuis 18 mois environ. Et je l’aime depuis le premier jour.
D’accord, mon référentiel est fortement biaisé: quand on est allés fumer notre première clope ensemble (et oui, Monique travaille avec moi, on a commencé quasiment en même temps), elle m’a lancé un très innocent: “mais euh… tu sais où on peut choper de la weed ici?”. Et oui, Monique venait d’arriver.
Cette question, vous en conviendrez, est tout ce qu’il y a de banal. Pourtant, dans ma vie, il y a très clairement un “avant cette question” et un “après cette question”. Je suis un être assez primaire: si vous et moi avons au moins un point commun, je vous considère comme un ami potentiel.
J’ai donc commencé à passer du temps avec Monique. Beaucoup de temps, vu qu’elle et Papy – ne l’oublions pas – ne connaissaient pas grand monde à part moi. A force de discuter, on s’est rendus compte qu’on avait pas mal de choses en commun. Enfin, pour être honnête, ils avaient pas mal de choses qui me faisaient rêver et que je voulais partager avec eux.
Leur amour de la teuf. Leur gentillesse. Leur générosité. Leur simplicité. Leur optimisme. Leur enthousiasme. Leur motivation. Leur capacité à toujours profiter de l’instant présent, avec le sourire, en sachant que si ça craint aujourd’hui, ça ira mieux demain.
Comme je bosse avec Monique, je passe plus de temps avec elle qu’avec Papy. On discute beaucoup, du boulot et de nos vies, des bons côtés et des galères, des espoirs et des craintes. Parce qu’avec Monique, communiquer c’est facile. C’est rare de trouver quelqu’un avec qui on fonctionne sans la moindre censure. Monique est cette personne-là pour moi.
Quand je discute avec Monique, j’apprends beaucoup. Elle a beaucoup voyagé Monique, elle a eu plein de boulots différents, elle a connu un nombre incalculable de gens et elle est vraiment intelligente. C’est la première vraie chéper que j’ai rencontrée, mais c’est en même temps la femme la plus impressionnante que je connaisse, professionnellement et personnellement.
Monique, elle sait ce qu’elle veut. Monique, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Monique, elle peut se mettre la tête à l’envers au premier festival qui passe, mais au bureau elle assure. Sauf les matins où elle dégueule en arrivant parce qu’elle a trop bu la veille. A part ça (et ça n’arrive pas si souvent), son efficacité et ses compétences me laissent réellement admiratif.
Monique, elle m’a aussi appris que ce n’est pas en se plaignant tout seul dans son coin qu’on fait avancer les choses. Monique, quand ça va pas, elle le dit. “J’aime pas les Cosette”, dirait-elle entre deux bouteilles de pastis. Toujours la bonne phrase au bon moment, Monique.
Monique, elle est attendrissante. C’est la fille la plus gentille du monde. Pleine de bonne volonté. Toujours animée par de bons sentiments. Seulement… le pouvoir de Double Main Gauche ne peut être contenu indéfiniment, et Monique finit toujours par gaffer. C’est aussi pour ça qu’on l’aime, Monique.
Monique, c’est quelqu’un de responsable. Aussi surprenant que ça puisse paraître (ben oui, elle était quand même là dans tous les trips que j’ai rapportés ici), c’est clairement la plus sage des trois (Papy, elle et moi). Elle sait que depuis Transahara je ne suis plus le même. Elle sait que j’a mis le doigt dans un engrenage auquel je ne demande qu’à céder. Alors Monique elle veille sur moi.
Elle surveille ma consommation. Elle me suggère que peut-être, aller à Hadra tout seul avec un pied pété c’est le premier signe de la chépéritude chronique. Si elle était à côté de moi en ce moment, elle me dirait sûrement: “tu pousses le bouchon un peu loin Maurice”. Deux pilous, pas plus. Je suis raisonnable.
Monique, elle va s’en aller. Ben oui, c’est le moment nostalgique de la soirée. Je serre les dents. Monique va quitter la boîte, pour différentes raisons toutes extrêmement valables (pas moyen de la vaner là-dessus du coup). Alors même si c’est peut-être un peu prématuré, je vais me risquer à un petit bilan.
Ce qui aura changé pendant le passage de Monique:
- Quand on a un problème, on en parle. Mais à la personne concernée, pas au reste de la boîte.
- On peut tout à fait être efficace même en organisant 3 apéros par semaine.
- On peut faire visiter son bureau à un prospect même avec 5 bouteilles de pastis vides sur son étagère.
- La joie n’est pas une humeur: c’est un mode de vie.
- Avec du caractère et de la persévérance, tout est possible.
Et ce qui précède ne rend pas hommage à la moitié de ce que cette boîte lui doit.
Monique, je l’aime et je l’aimerai toujours. Pas de ces sentiments qui dépendent d’un contexte ou d’un coup du sort, mais bien des sentiments que l’on éprouve envers quelqu’un qui vous correspond vraiment. Quelqu’un avec qui vous êtes si profondément en phase que vous avez l’impression de le connaître depuis toujours. C’est du moins comme ça que je perçois mon côté de la relation.
Tout ce qui précède vaut aussi pour Papy. J’en ai moins parlé, mais il m’est tout aussi cher. La force tranquille. Le roc paisible et imperturbable. La présence rassurante en toutes circonstances. Le dernier rempart contre le côté Chéper de la Force, souvent démonté mais jamais terrassé. Un véritable viking des temps modernes – un viking balèze en affaires cela dit.
Bref – façon de parler – Monique va quitter la boîte, et je suis triste. Je m’y attendais, elle en parlait depuis longtemps, mais ça fait quand même quelque chose. Je sais bien que je vais continuer de la voir, mais désormais il y aura toujours un vide à combler lors des pauses redbull-clope de l’après-midi.
Tu cartonnes Monique, et je t’aime. Grüss grüss.
28 juillet 2008 à 2:22
Merci Momo….
ouahou… Je sais plus quoi dire…alors…
Grüss!!Grüss!! aussi
28 juillet 2008 à 8:43
Le plus beau c’est quand même le caractère prémonitoire de ce texte concernant tes défaillances matinales
t’as fait très fort Monique.