Amsterdam 2008: Jour 2
Réveillés vers 14h, nous réalisons que nous n’avons pas grand chose à manger. Malgré les quelques courses que j’effectue avec Papy, le brunch se compose principalement de blanche et de weed. Nous sortons ensuite profiter des Coffee Shop, et accessoirement visiter un peu la ville (ben oui quand même). Nous passons notamment par le Jolly Joker et le 36, deux établissements que je recommande vivement.
Nous rentrons ensuite regarder France-Hollande à la télé. Comme je l’expliquais dans mon post précédent, nos chambres se situaient sur une péniche; une fois la porte d’entrée passée, un escalier descendait (de façon beaucoup trop raide vu notre sens de l’équilibre en fin de soirée) jusqu’aux chambres, chacune d’elles comportant une petite mezzanine.
L’ensemble de l’appartement se trouvait donc sous le niveau de l’eau, mais les fenêtres des mezzanines donnaient, elles, juste au-dessus. C’est ainsi que nous avons fait la connaissance de Ducky (Moby Duck pour les intimes). En effet, devant les fenêtres d’une des mezzanines se trouvait une petite plate-forme en bois offrant une interface de communication canard-chéper extrêmement efficace.
Nous partageons donc fraternellement avec Ducky le fromage, les biscuits et le saucisson (et oui, les soirs de match c’est souvent de la grande gastronomie); une fois gavé, Ducky retourne vaquer à ses occupations, l’estomac un peu déglingué selon moi. La victoire de la Hollande nous accable un peu mais promet une folle ambiance dans les rues d’Amsterdam.
Sur le coup des 1h du matin, nous nous dirigeons vers une autre boîte dont le programme annonce de la psytrance. Nous avions également une soirée à une vingtaine de kilomètres du centre (soirée exceptionnelle visiblement) mais les problèmes logistiques nous ont dissuadés.
Arrivés dans la boîte, c’est une petite douche froide. Le son est bon mais la boîte est petite, et vide. Au bout d’une heure, nous décidons de retourner dans la boîte de la veille. Manque de bol, nous tombons sur une soirée all styles qui me donne encore la nausée quand j’y repense. Un carnage sonore dont l’impact psychologique a été profondément traumatisant.
Nous retournons donc finir la soirée dans la boîte de départ. Il est bientôt 5 heures, et nous retrouvons là-bas des déchets dans un état de décomposition avancée. Des types tellement déchirés que je peine à comprendre comment ils tiennent encore debout.
Je ris intérieurement en imaginant l’état dans lequel ils se réveilleront le lendemain, d’autant plus que je connais parfaitement cet état et ses conséquences. Le vieux et phénoménal barbu qui était déjà là en début de soirée est toujours au taquet, et son style inimitable continue de hanter mes rêves les plus fous.
Le retour se fait cette fois en taxi; la leçon de la veille a visiblement porté ses fruits, du moins pour ceux qui s’en souviennent. Personnellement, le retour à pieds me tentait pas mal. En effet, une nouvelle fois, force est de constater que je suis encore en pleine montée extatique alors que la soirée arrive à son terme. La surconsommation est décidément présente à tous les maillons de la chaîne alimentaire.
Nous nous couchons vers 6h (peut-être; le temps est une notion très vague pour qui dort le jour et se défonce la nuit), là encore après avoir fumé tant qu’il était humainement possible de le faire. Dans quelques heures, nous nous lèverons pour aller au Amsterdam Tourist Festival; une odeur de champignons flotte déjà dans l’air.