Amsterdam 2008: Jour 1

Je sais déjà ce que vous allez dire: chaque fois que je pars en vacances, c’est le festival du chéper pendant des journnées entières. Que voulez-vous, quand on n’a que 4 semaines de vacances par an, il faut maximiser le ROI de chacune d’elles (désolé, déformation professionnelle passagère).

Je suis donc parti du 12 au 16 juin dernier à Amsterdam, en compagnie de Papy et Monique (who else?) et de leur amie québécoise Annick. C’était son premier voyage en Europe, et elle n’a découvert que relativement tard où nous l’emmenions. Heureusement, vu le personnage – je l’ai découvert au fil des jours – il était évident que cette ville l’accueillerait à bras ouverts, et inversement.

Papy, Annick et moi sommes arrivés en avion sur le coup des 20h30. Monique arrivait par le train aux alentours de minuit. Le temps de poser les bagages à l’hôtel – une sorte de petit appartement aménagé dans une péniche sur l’Amstel, nous sommes partis faire les courses. Nous avions un contact sur place censé nous faciliter considérablement la tâche.

Au bout du compte, le shopping a été plus long et compliqué que prévu. Annick, Monique et moi en avons profité pour visiter le premier Coffee Shop du séjour, qui ne restera dans nos mémoires que pour son total manque de sytle et d’intérêt. Néanmoins, vers 1h du matin, nous étions tous les 4 réunis à l’hôtel, surexcités par la perspective de ce séjour dantesque et appliquant à la lettre les règles de la circulation françaises: un trait = danger, deux traits = sécurité.

Vers 2 heures du matin, nous sommes partis renifler en direction d’une boîte qu’un ami nous avait recommandée: le Club 11. C’était mon deuxième passage à Amsterdam; le premier date de 2003, et à l’époque je n’avais vécu que la partie Coffee Shop. Aucune sortie nocturne. J’étais donc à des kilomètres d’imaginer ce qu’on peut trouver à Amsterdam, à condition de savoir où chercher.

Descendant du taxi, nous pénétrons dans un immeuble dont l’aspect extérieur ressemble plus à un squat qu’à une boîte. Au milieu d’un long couloir, un premier guichet nous attend pour payer l’entrée. Un virage et quelques mètres plus loin, un second guichet: le vestiaire. Une dernière ligne droite, et nous tombons sur une large porte à double battant, qui s’avère être un ascenseur.

Les portes s’ouvrent après quelques secondes d’attente. A l’intérieur, deux jeunes s’occupent d’effectuer les trajets qui permettent aux gens d’entrer et sortir de la boîte. Ils sont également chargés de ravitailler le bar en cours de soirée. Ils ont avec eux une chaîne hifi qui diffuse de la trance, et une quantité respectable d’alcool. La montée dure une bonne trentaine de secondes; les parois sont entièrement recouvertes de grafitis aux couleurs psychédéliques.

Arrivés en haut de l’immeuble, le spectacle est à couper le souffle. La vue sur Amsterdam est imprenable. Une nouvelle porte à double battant se dresse devant nous; nous la poussons, et tout bascule. Derrière ces épaisses portes s’étend une salle gigantesque et pleine à craquer. Deux podiums sont dressés sur le floor, le bar occupe toute la longueur de la salle, et sur les murs s’enchaînent de spectaculaires effets visuels orchestrés par des Vjs de grande classe.

Premier pilou. La musique est excellente, tout se déroule parfaitement. Quand soudain la musique change; plus “hollandaise”, d’après Papy. Moi en tous cas, ça me coupe un peu dans mon élan. J’attends, dépité, la deuxième montée d’adrénaline. je vais voir Papy. Deuxième pilou. Au même moment la musique change à nouveau, et reprend un rythme qui me parle beaucoup plus. La fin de la soirée est exceptionnelle, faite d’irrésistibles montées de chaleur et de vibrations acoustiques affolantes.

C’est à pied que nous ferons le chemin du retour (environ 90 minutes, semble-t-il). Personnellement, je n’ai pas vu le temps passer. Traverser le Red Light District quasiment désert, complètement chéper et hors de portée du monde réel, a véritablement été une expérience très particulière. Le vent frais qui soufflait à ce moment-là était par ailleurs un véritable régal compte tenu de ma température corporelle. Arrivés au bateau, nous achevons notre descente avec quelques pétards de circonstance. Il est près de 8h du matin quand nous allons nous coucher.

Le séjour s’annonce très, très bon.

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