Transahara 2008: Jour 2

Nous arrivons au chill out, déjà bien peuplé. Dans un coin de la salle, nous posons le sac contenant le rhum, le coca et les verres, puis nous partons danser.

J’ai assez peu de souvenirs de cette phase de la soirée. Je sais seulement que le son était bon; un son comme je n’en avais pas entendu depuis longtemps. Je me souviens avoir discuté avec un marocain sous acide qui avait l’air de vivre des expériences extrêmement étonnantes. Sur le moment, je vivais les mêmes de mon côté et la situation ne m’a pas interpelé plus que ça.

De rhum en remontant et de remontant en rhum, j’ai passé une bonne partie de la nuit en mode “pilote automatique”. Mon corps semblait réagir en fonction de la musique, insensible à la fatigue. Vers 5h du matin, nous sommes sortis marcher dans les dunes. Le pas incertain, la mine défaite et le cerveau à l’envers, nous avons regardé le soleil se lever sur les dunes dans une envolée extatique de circonstance.

Après quelques heures d’un sommeil agité, j’entends qu’on frappe à ma porte: il est midi, l’heure de se remettre en mouvement. J’ouvre un oeil et tend l’oreille; le premier son que je capte est celui des basses, faisant vibrer l’air à quelques centaines de mètres de là. Sur le coup des 10h, Reda a inauguré le floor extérieur. C’est maintenant Tegma qui fait danser les dunes.

Malgré les conditions météo difficiles, les organisateurs ont fait des merveilles. Le floor est bordé d’un demi-cercle de tentes et de tapis offrant une ombre et une fraîcheur inespérées au pied des dunes. La vue depuis l’auberge est quant à elle à couper le souffle.

La journée s’écoule donc au rythme des sets, dont une excellente performance du Portugais Chucky; brièvement concurrencé par un coucher de soleil éclatant, l’attrait du floor continue d’exercer son magnétisme. A l’approche de la nuit, les raveurs refont surface dans un cadre que les effets de lumière rendent totalement hallucinogène pour des gens tenant un rythme semblable au nôtre.

Epuisés par notre première nuit, nous allons nous coucher alors que débute le set de Psyberpunk. Un peu déçu de ne pas entendre la prestation de cet excellent DJ suisse, j’aurai en fait largement l’occasion de me rattraper: Psyberpunk mixera 3 fois pendant cette édition 2008 de Transahara…

2 réponses vers “Transahara 2008: Jour 2”

  1. Monique a dit :

    On y retourne quand ?? j’ai le son qui me brûle les pieds et me commande de danser…. tu l’entends toi aussi ?

  2. The Psyminder a dit :

    M’en parle pas j’ai les oreilles qui sifflent!

    Il ne tient qu’à toi et Papy qu’on remette ça au mois d’août ;)

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