Transahara 2008: Jour 1
Partis de Genève en voiture sur le coup des 6h30, arrivés à l’aéroport de Lyon pour attraper le vol de 10h (quand on voyage le week-end de Pâques, on est prêt à quelques compromis pour limiter le suicide financier), nous sommes arrivés à Marrakech en début d’après-midi.
Le temps de retrouver Reda, un ami marocain qui s’était occupé de louer la voiture et d’acheter des provisions pour la route, et nous étions sur la route en direction de Merzouga. Après une nuit passée à Ouarzazate, nous avons atteint le point de rendez-vous au terme d’un périple de 36 heures.
A l’arrivée, petite surprise: il pleut. C’est la première fois que je vais dans le désert, et il pleut. Pour rallier l’emplacement précis de la rave, il faut emprunter une piste qui coupe à travers le désert pendant 14 kilomètres. A moins d’un kilomètre de l’arrivée, notre voiture s’embourbe dans le sable détrempé. Heureusement, on nous vient en aide rapidement.
Sur place, l’organisation est rendue difficile par les conditions météorologiques. Des tempêtes de sable et des averses ont retardé la construction du site et inondé le bivouac. Les moins chanceux devront s’entasser dans la pièce commune de l’auberge du coin pour passer cette première nuit à Transahara. Nous faisons heureusement partie des privilégiés qui dormons dans des chambres individuelles, grâce à mes amis qui connaissent personnellement l’organisateur.
La grande messe électronique qui devait commencer sous les étoiles un soir de pleine lune est pour l’instant muette. L’installation sono n’est pas encore prête. Tous les participants ne sont pas encore arrivés, loin s’en faut. De petits groupes hétéroclites se forment pour discuter, boire et manger, en attendant que les platines ne commencent enfin à s’agiter.
Puis, sur le coup des 23h, un murmure se répand comme une traînée de poudre: il y a du son au chill out. Cette salle initialement prévue pour des performances sonores plus calmes et expérimentales fait maintenant office de floor principal. L’espace se remplit si vite que la salle devient méconnaissable. Le temps d’aller chercher à boire dans nos chambres respectives et d’avaler un petit remontant, et nous étions partis.
Les nuages commencent à se dissiper, et la pluie a cessé. Timidement, la pleine lune fait son apparition. Il est minuit passé de quelques minutes, et Transahara 2008 vient de commencer.