Transahara 2008: Prologue

Je suis passionné de musiques électroniques depuis des années; seulement voilà, dans ce domaine, il y a ceux qui écoutent la musique et ceux qui la vivent. Jusqu’au mois de mars 2008, je faisais partie de la première catégorie. Le 21 mars, j’ai irrémédiablement basculé dans la deuxième en participant à l’édition 2008 de Transahara.
Du 21 au 24 mars, cette rave d’un genre unique au monde s’est déroulée dans le désert marocain, au pied des dunes de Merzouga, à 10 heures de route de Marrakech. Le pari audacieux des organisateurs était de distiller du son sans interruption pendant plus de 65 heures d’affilée, jusqu’au lundi 24 dans l’après-midi. Si l’on excepte les 2 heures d’interruption dues à une défaillance de la génératrice, le pari a été tenu.
Lorsque l’on met les pieds dans un événement de ce genre pour la première fois, on n’a vraiment aucune idée de ce qui nous attend. Peu importe la vision que l’on s’en fait, elle est clairement à des kilomètres de ce que l’on vit une fois sur place. A dire vrai, je suis convaincu qu’il est impossible de visualiser ce qu’est Transahara sans y avoir été.
Les photos peuvent donner un aperçu, une image floue de ce qui se passe dans les dunes pendant cette période. Mais les expériences que l’on y traverse et les sensations que l’on y éprouve vont bien au-delà de ce que des mots ou des images pourront jamais restituer.
Pourquoi ai-je attendu 2008 pour commencer à vivre cette musique? Tout simplement parce que jusque là, je n’avais pas rencontré les bonnes personnes. En mars 2007, j’ai fait la connaissance d’une collègue et de son copain, sans savoir à l’époque l’impact que cela aurait sur ma vie.
Tous deux sont plongés dans le milieu de la trance depuis des annéées, connaissent un nombre incalculable de DJs et ont déjà parcouru les 4 coins du globe pour participer à des événements de ce type. C’est grâce à eux que j’ai arrêté d’écouter de la trance pour commencer, enfin, à la vivre.
Après avoir participé à l’édition 2007 de Transahara, tous deux étaient bien décidés à y retourner cette année. Il ne leur fallut que quelques minutes, un récit sommaire et une série de photos pour me convaincre que ma place était là-bas. Le jeudi 20 mai au matin, nous sommes donc partis pour Lyon où nous attendait notre avion à destination de Marrakech…